Bloomsbury Corner

"building a home out of pixels, light, and imagination"

Auteur : Claire

To be or not to be Vegan ?

Une recette se trouve à la fin de cet article…

J’ai toujours eu quelques appréhensions en entendant ce mot « vegan ». C’est un sentiment plutôt partagé que j’éprouve quant à ce mode de vie. D’un côté, il est synonyme de tendance, food fashion, healthy, hashtag sur intagram, mais il est aussi à mon sens connoté vers quelque chose d’un peu extrême, voire sectaire. Le régime vegan ou végétalien c’est la suppression totale de viande, certes, mais aussi de tout autre produit animal dans l’alimentation ou vêtements. Loin de moi l’idée de vouloir rentrer dans le débat vegan (bien que je pourrais vous conter l’expérience quelque peu traumatisante de ma première venue au Burger King il y a quelques semaines, lorsque une horde de manifestants pro vegan ont investi le fast food en hurlant « meurtrier », de quoi vous couper l’appétit…!) J’ai de toute façon du mal avec ce qui est un peu trop extrême, ce qui implique des privations totales. Néanmoins, je respecte le choix de chacun, mes retenues ne me sont que personnelles. D’ailleurs, on peut dire que j’adopte un régime alimentaire plus ou moins végétarien, ou plutôt « flexitarien », pour la souplesse de la chose. Mes convictions politiques et environnementales n’y prennent que peu de place, même si je trouve cela confortant de savoir que manger moins de viande régule en quelque sorte le système agro-alimentaire, dont les failles ne sont plus à rappeler (surproduction, élevage et abattage inhumain, surconsommation d’eau) sans parler de ce que la surconsommation de viande implique pour la santé. Mais non, les oeufs, le lait et surtout le fromage, je ne peux décidément pas  me résoudre à les abandonner.. Il me semble qu’il y a aujourd’hui, grâce à l’existence de certains labels, la possibilité de sélectionner ses produits d’origine animale, en s’assurant du respect dans le processus de production.

Bref, pour moi le souci n’est pas de manger de la viande, mais c’est bel et bien le système d’élevage et de production qui pose problème. Finalement, c’est aussi et surtout par goût que j’ai réduit ma consommation de viande. Alors oui, parfois j’aime aller dans des restaurants veggie ou vegan, ou même dénicher des recettes car c’est une cuisine que j’apprécie, même si je ne peux pour le moment me résoudre à en faire un régime exclusif. … J’aimerais donc partager avec vous aujourd’hui une recette vegan que j’ai testé à plusieurs reprises et que j’adore, car elle reprend un classique du baking nord américain, tout en le transformant radicalement pour proposer un goût et une texture bien différents de l’originale mais tellement délicieuse ! C’est une version sans farine, sans oeuf et sans levure, un peu plus healthy donc. A tester d’urgence !

Pour cette recette de pancakes vegan cannelle banane tirée du blog beetrootandbuttermilk, vous aurez besoin de:

-2 bananes

-2 cups* de flocons d’avoine

-2 cups de lait d’amande

-1 cuillère à café de cannelle (selon votre goût)

*Les mesures de cups sont beaucoup utilisées dans les recettes anglo-saxones, ainsi que les mesures en spoon. 1 cup = 240 ml environ.

(En topping, je vous conseille un soupçon de sirop d’agave ou miel avec quelques baies, framboises ou myrtilles, un délice !)

A glimpse of Cambridge

Les fleurs, les cafés, les étudiants… Ces vélos colorés qui jonchent les rues par centaines, tel un petit Amsterdam. L’architecture des colleges ayant conservé le charme suranné des bâtisses Renaissance.

La visite de Cambridge se savoure. Il faut prendre son temps.

Louer un vélo ou apprécier la lenteur de la balade en punt sur la River Cam (qui a d’ailleurs donné son nom à la ville de Cambridge).

Si le temps sait être capricieux dans cette ville du nord de l’Angleterre, la pluie confère néanmoins à la cité universitaire un charme absolu, nous projetant dans le plus romanesque des lieux. Cambridge, c’est en effet l’endroit du rêve, du roman.. du conte même. A se promener entre les différents colleges, on se croirait dans l’un des romans de Conan Doyle, à suivre Sherlock Holmes au détour de quelque rue d’architecture gothique, ou à découvrir quelque mystère enfoui depuis des siècles.

Quant aux habitants de Cambridge, leur hospitalité est égale à celle, légendaire, du peuple anglais. Toujours à se plier en quatre dans l’espoir de vous rendre service, de vous aider, à vous appeler love, ou dear. Sans parler de leur politesse, poussée à l’extrême. Les british people sont amoureux de leur pays, et cette passion est contagieuse. Quel bonheur de passer un séjour là-bas!

Cambridge et son histoire:

Fondée en 1209 par des étudiants qui fuyaient les violences d’Oxford, l’université de Cambridge,  comme celle d’Oxford sa rivale, devient rapidement l’emblème du système universitaire élitiste anglais.

La rivière, the Cam, donne son nom à la ville de Cambridge. (Comprenez littéralement, le « pont sur la Cam »).

De grands noms, tels que Lord Byron ou encore John Milton y ont fait leurs études. Au XIXe siècle, les études supérieures étaient réservées à la gent masculine, et seuls les jeunes gens d’une classe sociale élevée et aisée allait dans l’une des deux grandes universités (Cambridge ou Oxford). L’ambiance y était érudite, certes, mais très festive malgré tout. Pour l’anecdote, on raconte que, les animaux domestiques étant interdits dans les dortoirs des étudiants, un petit futé nommé Lord Byron aurait amené dans l’enceinte du college un véritable ours brun, prétextant que celui-ci n’étant pas un animal domestique, il n’enfreindrait donc pas le règlement intérieur.

Les premiers colleges pour femmes apparaissent en 1869. Sur trente et un colleges, seuls trois sont réservés aux femmes. C’est seulement en 1947 que les femmes deviennent considérées comme des membres à part entière de l’université.

Aujourd’hui, Cambridge possède encore une renommée mondiale dans le domaine universitaire, et son intégration est encore très difficile (et coûteuse !). Seuls les meilleurs élèves y sont recrutés.

Pour la petite histoire, le Prince de Galles, Charles de Windsor, ayant eu des résultats trop mauvais, celui-ci se vit refuser l’admission à Cambridge. C’était sans compter la grande influence de sa mère, la chère Elizabeth II Queen of England, qui par une simple lettre de recommandation, permis à son fils aîné d’intégrer la célèbre université. Le jour de la rentrée, le cancre arrive, en toute discrétion, en hélicoptère sur l’une des pelouses centrales d’un des colleges. Morale de l’histoire: Merci maman ! Et le piston…


Une journée à Cambridge:

8h05: Un petit déjeuner au Senate, à la décoration bleue très arty, où vous pourrez déguster d’excellents pancakes.

10h22: La balade en punt sur la River Cam, qui vous fera découvrir l’histoire des colleges de la ville, contée par un charmant étudiant anglais, coiffé d’un canotier.

12h04: Shoppez à la librairie Waterstones, une véritable institution à Cambridge, pleine de livres en tout genre, et de goodies littéraires et de papeterie. Le plus, un salon de thé se trouve à l’étage (le repère des étudiants). (Même si la librairie Blackwell’s d’Oxford est mon goût indétrônable)-

13h02:Visite des colleges de la ville (Christ’s, King, Magdalene…), à faire absolument. 

16h38: Un goûter à Fitzbillies, la pâtisserie légendaire de Cambridge. Goûtez y le carrot cake, ou les Chelsea Buns.

17h32: Faites un tour au Fitzwilliam Museum !

19h50: Dînez au pub traditionnel  The Free Press situé dans les backstreets de Cambridge. Celui-ci abritait à l’origine une presse qui servait à imprimer des journaux. (Oui, attention aux horaires des restaurants, les anglais dinent très tôt, et passé 21h, il n’est souvent plus possible de commander). Dégustez-y les scotch eggs (oeufs entourés de panure), la spécialité de l’établissement !

21h43: Dansez sur le rooftop du restaurant Revolution (quand le temps le permet). L’ambiance y est électrique et les cocktails délicieux.

Back to school

Cette année, j’ai entrepris quelque chose que jamais je n’aurais imaginé faire, ou refaire plutôt. Quelque chose d’un peu fou… et  en même temps de tellement sécurisant.

J’ai fait ma rentrée en faculté d’anglais.

Ayant validé mon Master de Lettres en 2016, je pensais en avoir terminé avec les études. Je suis donc entrée dans le monde du travail en tant qu’enseignante de français dans le secondaire. Entrer dans la vie active, gagner enfin ma vie, voilà tout ce à quoi j’aspirais. Mais cette image du bonheur trouvé dans l’indépendance, s’est rapidement transformée en un vaste gouffre, une forme de rouage qui tournerait sans fin, continuellement dans ce même mouvement inlassable, jusqu’à se rompre à force d’usure.

Oui, j’ai eu peur.

J’ai eu peur de la routine, du quotidien, de l’engagement aussi. Car si le métier de professeur permet une forme de liberté que l’on retrouve dans peu de métiers, cette profession a aussi ses contraintes. Enseigner m’a donné le goût de la transmission, celle du savoir mais aussi parfois des leçons de vie.  La jouissance de voir se former l’esprit critique de jeunes êtres et d’y participer activement, m’a ouverte a tant de choses… Enseigner, c’est drôle, c’est  comme retrouver la vue. Comprendre des choses qui vous avaient totalement échappées auparavant et les envisager avec un nouveau regard. Mais cette lucidité commence par la contemplation de son propre manque de savoir. Comment puis-je transmettre alors que je ne sais rien tout ? 

Ces considérations sur l’enseignement pourraient s’étendre éternellement. Pourquoi pas en faire l’objet d’un article à part entière ? Cependant j’occulte ici les autres raisons qui m’ont poussées à remettre en question mon futur dans l’enseignement, celles-ci résidant essentiellement dans tout les à-côtés  de ce métier.

J’ai donc eu ce désir brûlant, me projetant peut-être à travers mes élèves, de combler mon propre manque de savoir (peut on réellement jamais le combler ?), en reprenant mes études. Pour moi les études anglophones étaient une évidence, ayant depuis longtemps une passion pour la littérature anglaise, les films et la culture britannique* (voir mon article sur mon road trip anglais). C’était aussi pour moi l’occasion de parfaire (améliorer) mon anglais, tout en en apprenant sur la civilisation et la littérature anglophone.

Cette décision, majoritairement désapprouvée par mon entourage a été difficile à prendre, mais je pense que c’est la bonne. Evidemment, une foule de questionnements me viennent. Saurais-je me réadapter au rythme de travail ? Serais-je au niveau ? Saurais-je m’adapter parmi des élèves bien plus jeunes que moi ? Comment trouver sa place, dans un endroit qui n’est pas censé découler de la suite logique de mon parcours ?

Y arriverai-je …?

Il faut calmer cette angoisse mêlée d’excitation et assumer pour de bon une décision qui a souvent été qualifiée de légère, par son inconstance. Arrêter de tout faire pour et en fonction des autres, de leur regard plutôt. Cette année est plus celle d’un plaisir que d’un véritable projet d’orientation professionnelle, mais elle me semble indispensable pour moi, pour mon bien-être.

Respirer l’odeur des cahiers neufs, marcher sous les premières pluies d’automne, découvrir de nouveaux visages, angoisser… mais rire aussi, beaucoup. J’aime ce parfum de rentrée scolaire qui m’avait tant manqué.. Saisir cet instant, le serrer fort et lui dire adieu… pour de bon ? 

La plus grande certitude, sur l’avenir, c’est que je ne sais pas de quoi il sera fait !

Mood Board

Welcome back… Autumn

« Hier au soir je me promenais seul ; le ciel ressemblait à un ciel d’automne ; un vent froid soufflait par intervalles. A la percée d’un fourré, je m’arrêtai pour regarder le soleil (…)Je n’ai plus rien à apprendre, j’ai marché plus vite qu’un autre, et j’ai fait le tour de la vie. Les heures fuient et m’entraînent ; (…) le navigateur, abandonnant pour jamais un rivage enchanté, écrit son journal à la vue de la terre qui s’éloigne et qui va bientôt disparaître. »

La fuite du temps et l’éternel renouvellement des saisons est, comme nous le prouve ce cher Chateaubriand, un motif littéraire qui a souvent inspiré artistes et poètes. L’automne est une saison que je trouve personnellement des plus inspirantes pour les sensations qu’elle procure.

J’aime, dès les premiers jours de septembre, où tout a une odeur de rentrée des classes, de crayon bien taillé et de cahiers neufs, sentir ce premier vent d’automne instiller chez nous la chair de poule lors de nos dernières balades estivales…

J’aime voir la pluie tomber, l’entendre clapoter contre ma fenêtre, et simplement me lover dans une couverture délicieuse, revigorée par une tasse de thé brûlante et le frisson d’un nouveau livre à dévorer.

L’atmosphère humide et fraîche jette en nous cette envie soudain urgente de chaleur, de feu de cheminée, de crépitements, de choc thermique.

L’automne enfin me rend gourmande. Cette saison a pour moi une odeur de cannelle, et de tendres gâteaux; orgies sucrées et délices parfumés.

C’est toujours une forme de deuil, que de voir s’en aller les heures chaudes et longues de l’été.. mais un renouveau, incarné par les premiers signes d’une saison déjà fanée, fait naître en nous l’excitation de cette nouvelle page à écrire.

Welcome back…

Et le crépuscule du soir, me fit éprouver des passions insatiables, faisant vibrer en moi l’inspiration créatrice.

Fièrement propulsé par WordPress & Thème par Anders Norén